Carrelage sur plot inconvénients : les risques de cette technique

Quels sont les inconvénients et risques avec le carrelage sur plot

Technique moderne, le carrelage sur plot séduit un nombre sans cesse croissant de particuliers. Elle offre l’opportunité de disposer en un temps record d’un revêtement de terrasse à la fois robuste, pratique et pérenne. Le carrelage sur plots présente naturellement plusieurs inconvénients. Toutefois, cet aspect est très peu abordé. Nous faisons alors la lumière sur ce sujet afin que vous puissiez opérer un choix en toute conscience.

En quoi consiste le carrelage sur plot ?

Le carrelage sur plot est utilisé en raison des solutions nouvelles qu’il offre face au caractère accidenté ou irrégulier de certains sols. Comme son nom l’indique, toute la pose de carrelage repose sur des plots. Ceux-ci, se présentent généralement en des matériaux synthétiques, par conséquent bénéficient d’une grande maniabilité et flexibilité. Ces plots peuvent être de hauteur fixe ou réglable. Le but de l’utilisation de ces plots est de parvenir à compenser facilement la pente du sol ou les défauts de présentation que présente ce dernier.

Si le carrelage sur plots a de quoi satisfaire les propriétaires en résolvant un certain nombre de problèmes rencontrés, il en crée bien d’autres. En effet, plusieurs risques restent attachés aussi bien au processus de pose, qu’à la sécurité qu’offre sur la durée les pierres utilisées pour la réalisation des travaux.

Inconvénients du carrelage sur plot

Au regard du système de pose du carrelage sur plot, certaines sources d’instabilité liées au vent et à l’eau sont déjà à prendre en compte. Elles constituent en ce sens, des inconvénients notables à ce type d’installation.

Les risques de ballottements de dalles

Il convient de s’intéresser aux tolérances de planéité des dalles pour mieux cerner le risque encouru. En effet, en fonction de la nature de la pierre utilisée (pierre naturelle, carreaux céramiques, dalles en béton) des normes sont prévues. Dans le cas d’espèces, elles concernent les normes :

  • NBN EN 1341 ;
  • NBN EN 14 411 ;
  • NBN B 21-211.

De même et selon le type, ainsi que les dimensions des dalles, un écart de planéité est admis. Celui-ci est généralement compris entre 2 à 3 millimètres. De ce fait, un défaut de planéité des carreaux ou dalles posées peut rapidement se traduire par des désaffleurements. Aussi, le risque d’un mauvais calage des angles des dalles peut également être source d’insécurité, d’instabilité et provoquer un ballottement de toute la structure.

Les risques de rupture de dalles

En fonction de leur composition minérale et géologique, les pierres utilisées pour réaliser le carrelage sur plot des terrasses peuvent présenter des faiblesses. Il arrive des cas où l’affaiblissement devient généralisé et trop important, notamment lorsque les pierres sont soumises à un effort de flexion. Cette situation rend les roches cassantes et donc peut très vite devenir une source d’instabilité, de rupture et d’accident.

Les risques de délamination de dalles en schiste

Si elles sont utilisées pour le carrelage sur plot, les dalles de schiste subissent assez souvent un phénomène de délamination au niveau de l’épaisseur. Cette dégradation prononcée de la matière s’effectue notamment au niveau d’un plan de clivage principal. La conséquence directe est une inadéquation entre l’épaisseur maximale possible pour ce type de matériaux et l’épaisseur calculée. Notez donc que ce type de pierre est fortement déconseillé dans le cas d’une pose sur plots. Elle nécessite un grand degré de maitrise et présente un risque difficile à calculer ou à prévoir.

La dégradation des dalles en pierre calcaire

Ici, le facteur mis en cause dans le carrelage en plot n’est rien d’autre que le gel qui cause d’énormes problèmes aux dalles en pierre calcaire. Plusieurs propriétaires ont eu à constater sur leurs dalles une forte épaisseur, un écaillage de surface. Cette situation est typiquement symptomatique de dégâts que peut provoquer le gel. L’humidité liée au gel, que l’on ne peut pas toujours combattre en est la principale cause.

Par ailleurs, la présence d’eau résiduelle est également une source de risques. C’est le cas notamment des pierres calcaires dont la formation géologique donne lieu le plus souvent à des hétérogénéités de gisement. Cela se traduit à titre d’exemple, par un changement de la porosité, ainsi que de la taille des pores. La pierre devient de ce fait gélive et se fend facilement du fait des grandes gelées, même si elle est faiblement exposée au gel.

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